Au coeur de la beauce, enquête sur un paysan sans histoire

 

Aucun texte alternatif disponible.Interview Généablog 2007

Comment vous est venue l’idée d’écrire l’histoire de votre ancêtre, l’histoire de quelqu’un qui n’a laissé aucune trace, celle d’un inconnu de l’histoire ?

J’avais entamé des recherches généalogiques, il y a plus de vingt ans, aiguisé par les conversations que j’avais avec mon grand-père, jamais avare de détails sur les temps passés. Là dessus, intervient une coupure avec les archives avec ces presque dix ans de carrière à l’étranger. De retour, je replonge dans les racines et repart à la quête des ancêtres.

Avec, tout de même, une interrogation : des milliers d’ancêtres, oui ; mais au total que savais-je vraiment d’eux ?

Aubin Denizet était le premier ancêtre sur lequel les mémoires étaient muettes et qui, en dépit de la filiation qui me rattache à lui, m’était étranger. Mon grand-père ignorait son prénom . Ceci explique, avec mon intérêt personnel pour le XIXe siècle, le choix de lui donner chair et vie plutôt qu’à mes ascendants du XVIIIe et XVIIe siècle.

Jean-Louis Beaucarnot, Europe 1 « Un bouquin extraordinaire,  les généalogistes vont adorer ».


France Inter, Sandrine Mercier,  19 juillet 2008.

« Un travail de titan pour faire revivre son aïeul … Alain Denizet a épluché tous les documents existants »


Revue Française de généalogie Août septembre 2007 n° 171.

« Aubin Denizet, « paysan sans histoire » en retrouve une qui ressemble trait pour trait à celle de nos propres ancêtres paysans en Poitou, en Champagne ou partout ailleurs. Aubin Denizet, c’est un Pinagot  laboureur et ce livre est une mine, un modèle »


FR3 Centre, journal du soir, 27 décembre 2007.

« Enquête sur un paysan sans histoire (…) un de ces ouvrages trop rares qui remettent sur le devant de la scène l’un des innombrables oubliés de l’histoire »


 L‘Histoire,  janvier 2008  

En consacrant une étude à l’un de ses aïeux, paysan beauceron ayant vécu dans la première moitié du XIXe siècle, Alain Denizet s’inscrit dans la lignée du livre pionnier d’Alain Corbin, publié en 1998, Le Monde retrouvé de Louis-François Pinagot .

Dans les deux cas, le sujet est un « individu ordinaire » n’ayant laissé aucune trace de son existence, sinon dans l’état civil, éventuellement dans les archives notariales et, dans le cas d’Aubin Denizet qui fut longtemps conseiller municipal, dans les archives communales.

Alain Denizet situe d’abord son aïeul dans la commune où il naquit en 1798 et mourut en 1854, Germignonville, à une quarantaine de kilomètres au sud de Chartres. Fermier à la tête d’une exploitation de 40 hectares juste au-dessous de la limite des grosses exploitations beauceronnes, c’est un cultivateur aisé, relativement instruit, dont l’un des fils entrera au séminaire de Chartres.

Pour étoffer ces rares données, Alain Denizet a étudié l’entourage de son « héros » : sa famille, immédiate et éloignée ; son entourage quotidien, essentiellement les habitants du village et des villages proches ; ses horizons plus lointains. Pour cette étude, les archives judiciaires se révèlent riches. Mais le danger était de se laisser entraîner au-delà d’Aubin lui-même et d’aboutir à la monographie classique d’une commune française au XIXe siècle. Alain Denizet a su éviter ce danger, en ne retenant que ce qui était susceptible d’éclairer Aubin et le monde, ainsi retrouvé, dans lequel il avait vécu : le travail sur l’exploitation, le rôle des femmes, les souvenirs d’un passé vivant encore dans les mémoires – la Révolution, les guerres napoléoniennes, l’occupation prussienne de 1815.

Une belle réussite.


Pour voir un plus large panel des critiques

Le reportage de France 3, décembre 2007.

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One thought on “Au coeur de la beauce, enquête sur un paysan sans histoire”

  1. C’est bien après sa parution que je lis cet ouvrage que je trouve remarquable par la recherche historique des sources, leurs mises en scène… C’est un vrai plaisir que de le lire… Bravo M Alain Denizet !
    Je retrouve aussi beaucoup de sources répertoriées par JC Farcy que j’estime beaucoup et dont ses travaux ne sont peut-être pas assez connus du grand public.

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