Résumé et bonnes feuilles…

L’affaire Brierre, Éditions de la Bisquine.

Avertissement au lecteur :  L’affaire Brierre est un livre d’histoire. Rien n’est romancé. L’ensemble des faits et des propos rapportés proviennent du volumineux dossier d’assises ( auditions des témoins, interrogatoires de l’accusé) et des centaines d’articles de presse français et étrangers.  Les notes indiquent les sources.

Le quintuple assassinat des enfants Brierre à Corancez dans la nuit du 21 au 22 avril 1901, près de Chartres, est l’affaire criminelle la plus médiatisée entre 1870 et 1914 en France. Mais son écho traverse aussi les frontières et les océans. Les articles se comptent par centaines. Pendant près de dix ans –   d’avril 1901 à juillet 1910 – elle passionne. Cette histoire exceptionnelle n’a fait l’objet d’aucun livre.

La médiatisation  des crimes de sang démarre avec l’Affaire Troppmann.  Le Petit Parisien en fit une affaire emblématique qui fit décoller ses ventes. Depuis, le fait divers s’installe de plus en plus en une. Les titres  à sensation se multiplient,  dessins et photos à l’appui. Les journalistes s’emparent des sujets. Il enquêtent, ils critiquent la procédure, ils recueillent des témoignages des voisins, de la famille. De ce point de vue, l’affaire Brierre est représentative de ces évolutions qu’elle accompagne sur près de dix ans.

Tout commence à Corancez le 21 avril 1901. Brierre, un paysan sans histoire, veuf depuis 1897, est accusé d’avoir tué ses cinq enfants. Ce forfait, rarissime dans les annales de la justice, demeure encore une énigme car Brierre, jugé coupable et condamné à mort, a toujours clamé son innocence. Si les charges sont accablantes, il n’y a ni témoin direct, ni preuve irréfutable et ni mobile sérieux. C’est pourquoi, le verdict de mort à peine prononcé, le crime de Corancez devient une affaire politique.

La cause de Brierre entraîne des débats houleux sur la grâce présidentielle, sur la peine de mort à l’Assemblée nationale et, c’en est l’aspect le plus inattendu, une violente polémique qui se nourrit de l’affaire Dreyfus…

La lecture s’achève, quel que soit le sentiment du lecteur à la fin de l’ouvrage, par un point d’interrogation.

pages suivantes, extraits.

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