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« Un livre passionnant » Jacques Pradel, RTL, 3 avril 2015  dans « l’heure du crime ».

« Ce livre nous fait revivre le destin tragique de cinq enfants d’un petit village. Il nous révèle un tournant de la société française qui passe du XIXe au XXesiècle »  France 3 Centre,  28 mai 2015

« Un livre palpitant » Marie-Laure Atinault, Radio Enghien, 27 mai

« Un livre d’histoire qui se lit comme un roman policier » Valérie Baudoin, L’Echo Républicain, 30 mai 2015

L’affaire Brierre, Éditions de la Bisquine.

Avertissement au lecteur :  L’affaire Brierre est un livre d’histoire. Rien n’est romancé. L’ensemble des faits et des propos rapportés proviennent du volumineux dossier d’assises ( auditions des témoins, interrogatoires de l’accusé) et des milliers d’articles de presse français et étrangers.  Les notes indiquent les sources. 

Pendant près de dix ans –   d’avril 1901 à juillet 1910 – elle passionne. Cette histoire exceptionnelle n’avait jamais fait l’objet d’un livre. Elle est l’affaire criminelle la plus médiatisée en France avant que ne surviennent les affaires Landru et Seznec.

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Le quintuple assassinat des enfants Brierre à Corancez dans la nuit du 21 au 22 avril 1901, près de Chartres, est l’affaire criminelle la plus médiatisée entre 1870 et 1914 en France. Mais son écho traverse aussi les frontières et les océans. Les articles se comptent par milliers. Montage, Alain Denizet.

La médiatisation  des crimes de sang démarre avec l’Affaire Troppmann.  Le Petit Parisien en fit une affaire emblématique qui fit décoller ses ventes. Depuis, le fait divers s’installe de plus en plus en une. Les titres  à sensation se multiplient,  dessins et photos à l’appui. Les journalistes s’emparent des sujets. Il enquêtent, ils critiquent la procédure, ils recueillent des témoignages des voisins, de la famille. De ce point de vue, l’affaire Brierre est représentative de ces évolutions qu’elle accompagne sur près de dix ans.

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Brierre, sa trépigneuse et ses journaliers. Brierre est à l’arrière-plan, an milieu. A sa droite son cheval Jean-Pierre. Entrepreneur de battage, il passe pour un patron dur au travail, mais payant rubis sur l’ongle.

Tout commence à Corancez le 21 avril 1901. Brierre, un paysan sans histoire, veuf depuis 1897, est accusé d’avoir tué ses cinq enfants. Ce forfait, rarissime dans les annales de la justice, demeure encore une énigme car Brierre, jugé coupable et condamné à mort, a toujours clamé son innocence. Si les charges sont accablantes, il n’y a ni témoin direct, ni preuve irréfutable, ni mobile sérieux et pas d’aveu.

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Brierre, debout, dans le box des accusés. A ses côtés, Comby, l’avocat parisien engagé par la famille dont l’extrémité de la moustache point comme une virgule. Il promit monts et merveilles, irrita les provinciaux par sa prétention et fit une plaidoirie d’une rare médiocrité.

C’est pourquoi, le verdict de mort à peine prononcé, le crime de Corancez devient une affaire politique. La cause de Brierre entraîne des débats houleux sur la grâce présidentielle, sur la peine de mort à l’Assemblée nationale et, c’en est l’aspect le plus inattendu, une violente polémique qui se nourrit de l’affaire Dreyfus…

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Brierre est condamné à mort, mais il obtient la grâce présidentielle. Les antidreyfusards dénoncent vivement la clémence de Loubet. Celui qui a gracié « le pire des traîtres » -Dreyfus – gracie aussi le pire des criminels. Sur cette caricature de Forain publié par L’Echo de Paris, le 8 février 1902, une hideuse Marianne juive symbolise l’emprise des juifs sur les institutions. Elle promet à Brierre un retour prochain en France. Comme Dreyfus en 1899.

Brierre est envoyé au bagne de Guyane.  Il rejoint l’île Royale réservée aux forçats de renom parmi lesquels Manda, l’amant de Casque d’Or ( cf photo). Contrairement au littoral, les évasions y sont impossibles en raison des requins qui y patrouillent en permanence. Brierre est un bagnard atypique,  sans histoire. Il se révèle être un excellent infirmier. Ses supérieurs qui le croient innocent relancent une campagne de presse en 1908 et 1909 pour la réouverture du procès. Le paysan de Corancez meurt en mars 1910.

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Manda à gauche et Brierre à sa droite. Infirmier jusqu’en 1909, Brierre est ensuite nommé préparateur en pharmacie. Il occupe au bagne des postes enviés où l’on est bien nourri et bien soigné. Brierre, Manda et Soleilland sont les « vedettes » médiatiques des îles du Salut. Photo prise par le docteur Collin et publié par le Matin le 8 février 1909.

La lecture s’achève, quel que soit le sentiment du lecteur à la fin de l’ouvrage, par un point d’interrogation.

pages suivantes, extraits.

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Histoire de Beauce et d'ailleurs