Jean-Claude Ponçon

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Fils d’instituteurs, Jean-Claude Ponçon est né en 1937 à Neuilly-sur-Seine. Sa rencontre avec Alphonse Boudard est déterminante. L’écrivain pousse cet amoureux des mots à écrire des romans de terroir. Tôt le matin, toujours au crayon, il invente ses histoires. En 1984, parait Les Hauts du Loir, une série de nouvelles ( ed. Alphonse Marré). Suivent une vingtaine d’ouvrages parmi lesquels La Braconne – qui donne lieu à une adaptation télévisée avec Francis Perrin, Henri Guybet- , Broussailles, prix des Hauts du Loir en 1994,  La peine à jouir en 2004, prix Papyrus en 2004,  Le dernier porteur d’eau, prix Mémoire d’Oc en 2006. Avec son dernier livre, Examens de passage, le lecteur retrouve, Jean, le héros de la Braconne. Il y est question du « certif » et des premiers émois amoureux du jeune garçon.

Jean-Claude Ponçon est à l’origine de deux prix littéraires, le Prix du manuscrit de la Beauce et du Dunois, créé en 2004 et présidé depuis 2015 par Alain Denizet, le Prix des grands espaces dont la première édition remonte à 2003. Il est aujourd’hui présidé par Jean-Marc Providence.

Examens de passage

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Un article de l’Echo Républicain ( 23 octobre 2015).

Écrit en 1989, La Braconne a été le premier livre de l’écrivain dunois Jean-Claude Ponçon publié en édition nationale et demeure le seul à avoir été adapté au cinéma. Il ressort chez Marivole. Souvenirs.

Est-ce celui de vos livres qui s’est le mieux vendu ? Non, celui-là, on doit en être dans les 40.000 exemplaires. Le plus vendu c’est Revenir à Malassise. On en a vendu 70.000 en six mois et puis après, plus rien.

C’est le seul adapté au cinéma (avec Francis Perrin, en 1996)… Oui. Mon grand copain Alphonse Boudard (Prix Renaudot 1977, ndlr) m’a dit : « Ça, c’est un truc qu’on doit tourner. » Il m’a branché sur Serge Pénard (le réalisateur), qui a fait le boulot pour faire le film.

En tant qu’auteur, quel a été votre rôle sur le film ? À partir du moment où l’on a signé le contrat avec le metteur en scène, on n’existe plus, comme quand on donne son manuscrit chez l’imprimeur, on n’est plus rien.

L’intrigue du livre se déroule dans le Dunois, ce qui n’a pas été le cas du tournageJe voulais que le film soit tourné ici. Le metteur en scène a demandé mais la Région a refusé. Donc il a eu lieu à Livarot (Calvados), c’est un peu dommage.

La Braconne semble être « le » Ponçon par excellence avec vos ingrédients caractéristiques. Toutes les références au terroir sont là et il y a aussi la référence à l’interdit. Mais, je suis extrêmement mauvais juge de mes bouquins. Quand j’ai repris La Braconne pour faire le scénario du film, je n’ai pas trouvé que c’était un livre formidable. Mais, à l’épreuve de la vente, force est de reconnaître que si je ne le trouve pas formidable, les autres le trouvent bien.

Comment a-t-il été publié la première fois ? J’avais donné le manuscrit à lire à Louis Nucera (Grand prix de littérature de l’Académie française, ndlr). Il m’a dit : « Faut éditer ça ». Je l’ai alors envoyé chez Lattès (célèbre maison d’édition française, ndlr) et deux ou trois autres. Lattès m’a répondu tout de suite : « Je prends ».

Des anecdotes du tournage ? Des souvenirs, j’en ai. Comme c’était mon bébé, je suis allé sur le tournage. Je me présente : « Je suis l’auteur du livre et du scénario et je voudrais voir le metteur en scène. » On me répond « Ah bon ? ». Sur le tournage, personne ne me parle. À la cantine, personne ne m’adresse la parole. Le lendemain, l’acteur Henri Guybet m’a dit « Viens, on va casser la croûte tous les deux ». À partir de ce moment-là, j’étais intronisé, dans la bulle du film, jusqu’au moment de la première et puis plus rien. La bulle éclate.

Que ressent-on en voyant sur écran une histoire que l’on avait en tête ? J’étais content, mais, les films que je me fais dans ma tête, je les trouve meilleurs que ceux que les autres font à ma place.

Interview deThibaut Guillon

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